Que ce soit avec notre famille, nos amis, nos collègues de travail, les occasions de grandir ensemble sont nombreuses.
Lorsque je dis « grandir ensemble » c'est dans le sens de partager positivement et ainsi de s'enrichir mutuellement.
Pourtant, combien d'entre nous se sont sentis frustrés, incompris, à la suite d'un échange qui semblait être impossible.
Bien communiquer n'est pas toujours aussi simple que cela.
Il faut être réceptif aux idées et aux émotions de l'autre, mais également savoir comment lui adresser un message qui pourra être entendu et compris par lui.
Pour cela, il faut pouvoir faire preuve de sensibilité et de pédagogie.
Bien que ces deux qualités soient surtout des vertus qui se développent avec le temps et au fil de nos expériences, il est possible d'améliorer sa communication en prêtant attention à certaines choses qui favorisent un échange positif.
De nombreux auteurs ont écrit à se sujet pour permettre un échange plus riche, empli de compassion et d'empathie. Voici quelque uns des conseils que j'ai retenu au travers de mes lectures :
- Apprendre à observer sans juger
L'observation s'appuie sur des événements concrets, elle se veut neutre et donc absente de préjugés ou de jugements de valeur qui ferment la place à l'échange.
Par exemple :
« Damien n'a pas fait son lit ce matin. »
Ici c'est une observation, on constate qu'il n'a pas fait son lit et c'était ce matin.
Ce qui est différent de :
« Damien est feignant car il n'a pas fait son lit ce matin. »
Ici il y a un jugement de valeur. Le simple fait de ne pas faire son lit n'est pas forcément un signe de feignantise.
- Savoir reconnaître et exprimer ses sentiments
Lorsqu'on vit en communauté, que ce soit au sein de notre famille ou tout simplement dans le travail, les actions ou les paroles que nous recevons ou entendons peuvent éveiller des sentiments différents chez chacun d'entre nous.
Il est important d'apprendre à les identifier et à les exprimer de manière positive, c'est-à-dire dans une dynamique d'échange et de partage.
Pour cela, il est important dans un premier temps de reconnaître que l'autre n'est pas responsable de ce que vous ressentez.
Bien souvent nous avons tendance à croire que ce sont les autres qui sont à l'origine de ce que nous ressentons. Pourtant, chacun d'entre nous va ressentir des choses différentes à l'écoute des mêmes mots.
C'est la manière dont vous allez percevoir et interpréter les mots qui vont être dit qui va leur donner du sens pour vous, ce qui peut être différent de ce qui vient d'être dit ou de ce que votre interlocuteur à voulu exprimer.
Cette confusion entre les deux donne souvent lieu à ce qu'on appelle les malentendus.
- Cerner les besoins et désirs éveillés par mes sentiments
Chaque sentiment que vous ressentez est lié à un désir ou besoin que vous avez.
Besoin d'être compris, de partager, d'avoir une image positive de vous, d'être entendus, etc...
Il est essentiel de bien cerner les besoins et désirs auxquels les sentiments que vous ressentez sont rattachés. Pourquoi ?
Tous simplement car c'est en pouvant reconnaître les besoins que vous avez, que vous allez pouvoir y répondre et ainsi vous sentir plus épanouis.
- Apprendre à formuler vos demandes.
Enfin, il faut apprendre à demander. Cette étape va vous permettre d'exprimer vos besoins et de faire appel à la coopération de vos proches ainsi que des gens qui désirent vous aider.
Les conseils suivant suivent les étapes de la méthode de la communication non violente établie par le professeur Marshall Rosenberg (docteur en psychologie clinique).
Pour en savoir plus :
- Les mots sont des fenêtres (ou bien se sont des murs), « Initiation à la communication non violente », Marshall B. Rosenberg, Editions La Découverte.
Sébastien Laude
Grandir ensemble
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