Cyberattaques : des établissements d’enseignement supérieur français attaqués
Plusieurs établissements d’enseignement supérieur français visés par un piratage informatique. Le bad hacker a copié les bases de données qu’il commercialise dans le darkweb.
Un pirate informatique, connu sous le pseudonyme « st0jke », a récemment revendiqué l’infiltration de plusieurs établissements d’enseignement supérieur français, compromettant les données sensibles de milliers d’étudiants et d’enseignants. Parmi les institutions ciblées figurent l’École de Psychologues Praticiens (psycho-prat.fr), la Faculté libre de droit et d’économie-gestion (facoparis.com), Penninghen (penninghen.fr), l’École de psycho-pédagogie (efpp.fr), l’ENSAE Paris (ensae.fr) et l’ENSAI (ensai.fr). Le Service Veille ZATAZ a découvert que ces informations avaient été mises en vente sur plusieurs forums clandestins dédiés aux fuites de données.
Ce type d’incident n’est pas isolé. En janvier 2025, l’ESSEC Business School a été victime d’une cyberattaque ayant compromis les données de 120 000 personnes comme l’expliquait alors Le Monde Informatique. De même, en août 2024, l’université Paris-Saclay a subi une attaque par rançongiciel, perturbant sévèrement ses services informatiques et affectant la rentrée universitaire. En 2022, Paris Cité.
ZATAZ vous expliquait, l’année dernière, dans l’opération Border Collie, comment un « simple » pirate, spécialisé dans les escroqueries, possédaient pas moins de 900 000 courriels électroniques d’étudiants, d’écoles, d’universités, d’enseignants et de personnels administratifs. Données que ZATAZ avait pu faire détruire.
Dans le nouveau cas qui concerne cet article, les établissements concernés n’ont pas encore publié de déclarations officielles. Les autorités compétentes sont probablement en cours d’investigation pour évaluer l’ampleur des dommages et identifier les responsables… du moins si les établissements ont vu les fuites ! Ces incidents soulignent l’importance cruciale de la cybersécurité dans le secteur de l’éducation, où la protection des données personnelles des étudiants et du personnel est essentielle. Les cyberattaques peuvent entraîner des pertes financières, une atteinte à la réputation et des problèmes opérationnels majeurs pour les institutions concernées. Pour les pirates, une potentielle entrée d’argent. L’École de Psychologues Praticiens à sa base de données vendues 2500 US $. Faco Paris est vendue 1 500 US $. A noter que dans ce cas, le pirate parle de plusieurs milliers de photos, pièces d’identités, IBAN. Les données de l’EFPP, 1 000 US $.
Les pirates visent les universités et écoles de maniére massive ces derniers temps ? Non, loin de là. Il y en a toujours eu autant. Ces attaques sont plus « communicantes ». Les pirates et leur « marketing de la malveillance » sont beaucoup plus présents. Le bad hacker veut vendre ses butins. En 2014, par exemple, le pirate « TheDestroyer » s’invitait dans plusieurs établissements hexagonaux. 2023, les examens en Grèce sont perturbés, dans tous les pays, à la suite d’une cyberattaque. La même année, les pirates de Vice Society (rançonneurs) mettaient à genoux pas moins de 50 établissements et leurs données. Plus proche de nous, ce collège privé dont les parents s’inquiètent plus des bulletins de notes que le reste des informations que les pirates ont pu collecter.
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